NOUVEAUX TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LE
VIRUS DE LA GRIPPE ESPAGNOLE DE 1918
Trois nouveaux décès dus à la grippe aviaire en Indonésie
Par Charlene Porter, rédactrice (Washington File)
Washington -- Des chercheurs de l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses (NIAID) ont mis au point un vaccin qui protège les souris contre un virus de la grippe qui a causé la mort de près de 50 millions de personnes à travers le monde dans les années 1918 et 1919.
Cette mise au point est importante pour aider les chercheurs du XXIe siècle à comprendre le pouvoir meurtrier du virus H1N1 qui a provoqué la pandémie de grippe la plus mortelle de l'histoire. Elle est susceptible de permettre de comprendre comment un virus peut déclencher une pandémie et de trouver les moyens d'enrayer une pandémie, indique le communiqué de presse que le NIAID a diffusé le 17 octobre à ce sujet.
Le directeur du Centre de recherche sur les vaccins, qui relève du NIAID et qui a mis au point ce vaccin expérimental, le docteur Gary Nabel, a déclaré à ce propos: «Un élément essentiel pour maîtriser les virus de grippe pandémique consiste à comprendre leurs côtés vulnérables et à déterminer s'ils peuvent éviter d'être reconnus par le système immunitaire. Ce que nous apprenons du virus H1N1 qui a causé la pandémie de 1918 est utile pour la compréhension des autres virus de pandémie et pour la mise au point de vaccins efficaces et universels.» La Lettre La Lettre:: File Format: PDF/Adobe Acrobat - View as HTMLtation (le marché des vaccins contre la grippe. devrait doubler d’ici 2011). .. de la rage, virus neurotrophique qui se fixe spécifiquement au http://www.arteb.fr/upload_pdf/lettre_47.pdfHOME |
Ces travaux font suite à la reconstruction en 2005, par des chercheurs américains, du virus de la grippe espagnole de 1918 et à leur identification des caractéristiques qui ont rendu ce virus si meurtrier. Swiv - Flux RSS Encrier contre canon - Veille d'information:: CHICAGO - Un nouveau vaccin contre la grippe aviaire mis au point par des chercheurs qui s'est imposé 2-3. GE-Servette, à Langnau, et Gottéron, cont… http://swiv.eu/fr.htm?s=encrier+contre+canonHOME |
À l'aide des données sur la séquence génétique issues de ces travaux, les chercheurs ont créé des plasmides, c'est-à-dire des molécules d'ADN, qui portent des gènes de la protéine productrice d'hémagglutinine (protéine HA), la protéine de surface que l'on trouve dans tous les virus de la grippe et qui permet à ceux-ci de se fixer à une cellule et de causer une infection.
L'équipe de chercheurs a mis au point un vaccin qui contient deux sortes de plasmide, l'un avec une protéine HA comme celle du virus de 1918 et l'autre avec une protéine HA modifiée et susceptible d'affaiblir le virus.
C'est le Centre d'épidémiologie des États-Unis (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) qui s'est occupé d'administrer ce vaccin à des souris de laboratoire et d'en suivre les résultats dans ses laboratoires sécurisés et spécialisés dans les expériences avec des substances contagieuses et pouvant être mortelles. Appel d'Orléans : un moratoire pour un printemps sans OGM - Pour :: "Un premier vaccin pour la grippe aviaire autorisé aux USA L’agence fédérale américaine du du premier vaccin contre le virus de la grippe aviaire H5N1. http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1HOME |
Après avoir injecté le vaccin, les chercheurs ont observé des effets importants en ce qui concerne la production de lymphocites T, les cellules des globules blancs du sang essentielles pour assurer l'immunité de l'organisme contre les virus, ainsi que la production d'anticorps de neutralisation.
Selon M. Terrence Tumpey du CDC, toutes les 10 souris auxquelles on avait injecté le vaccin expérimental ont survécu. Les chercheurs ont alors injecté des anticorps des souris vaccinées à des souris non vaccinées et découvert que les souris non vaccinées avaient produit une quantité d'anticorps seulement quelque peu moindre que celle des souris vaccinées.
Les chercheurs ont ensuite mis en contact les souris qui avaient reçu des anticorps avec le virus de la grippe de 1918. Huit de ces 10 souris ont survécu.
L'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses relève de l'Institut national de la santé et effectue actuellement des travaux de recherche visant à mieux préparer les États-Unis et le reste du monde à l'éventualité d'une pandémie de grippe d'origine aviaire.
Les nouveaux décès dus à la grippe aviaire
Le ministre indonésien de la santé a signalé que 3 Indonésiens porteurs du virus de la grippe aviaire H5N1 étaient morts récemment, indique l'Organisation mondiale de la santé dans son bulletin périodique du 16 octobre.
L'une de ces victimes était une femme âgée de 67 ans qui habitait dans la partie ouest de Java, et la deuxième était un jeune garçon de 11 ans qui habitait au sud de Djakarta. Dans ces deux cas, les victimes auraient été en contact avec des volailles malades. La troisième victime était une femme de 27 ans, du centre de l'île de Java, qui est morte cinq jours après l'apparition des symptômes de cette maladie. On ne sait pas encore comment elle a attrapé ce virus.
Le virus H5N1 a déjà causé la mort ou l'abattage de plus de 200 millions de volatiles. Considérée comme endémique en Asie, cette forme très pathogène de grippe aviaire s'est répandue dans une cinquantaine de pays de ce continent, d'Europe et d'Afrique.
L'Indonésie est le pays qui a enregistré le plus grand nombre de décès dus au virus H5N1 en 2006. Depuis l'apparition de la grippe aviaire chez l'homme il y a trois ans, les autorités indonésiennes ont recensé 72 cas, qui ont entraîné 55 décès.
La grippe aviaire a frappé des personnes dans 10 pays et causé la mort de 151 d'entre elles. La grande majorité ont attrapé le virus à cause de leurs contacts avec des poulets malades ou morts de maladie. Bien que dans un petit nombre de cas le virus se soit transmis d'une personne à une autre, on considère qu'il n'est pas normalement contagieux chez l'homme.
Toutefois, les spécialistes soulignent que si le virus devait muter et se transmettre facilement d'une personne à une autre, une pandémie mondiale pourrait se déclencher et entraîner de nombreuses morts ainsi que des perturbations dans les domaines économique et social.
Les États-Unis ont déjà consacré près de 400 millions de dollars aux mesures destinées à endiguer la grippe aviaire à l'étranger et à éviter ainsi une pandémie mondiale.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet: http://usinfo.state.gov/francais/)
Source (http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2006&m=October&x=20061020160509cmretrop0.245846)
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