Le lundi 21 mai 2007
Vétérinaires spécialisés: le Québec en fâcheuse position
Martin Pelchat
Grippe aviaire, vache folle : le monde se mobilise pour prévenir les maladies animales constituant une menace pour les humains. Mais voilà qu’une pénurie de spécialistes place le Québec en fâcheuse position devant cet important défi de santé publique.
C’est ainsi qu’après avoir imposé il y a 18 mois aux employés du secteur public des hausses salariales de 8 % étalées sur six ans, le Conseil du trésor se voit contraint de majorer d’urgence de 30 % le salaire de 13 médecins vétérinaires spécialisés et de 15 % celui de 39 autres médecins vétérinaires. Une mesure exceptionnelle afin de retenir et d’attirer des experts qui obtiennent de bien meilleures conditions au gouvernement fédéral et dans les laboratoires privés.
En matière de santé publique, justifie Gilles Charland, secrétaire associé au Conseil du trésor, le gouvernement doit s’assurer que c’est « tolérance zéro ». « On commence à être à découvert, c’est pour ça qu’on a agi rapidement (...) On ne mettra pas la sécurité de la population en danger. »
D’autant plus que le gouvernement Charest a annoncé l’an dernier des investissements de près de 80 millions $ pour moderniser d’ici 2010 ses installations afin de satisfaire aux nouvelles normes mondiales et canadiennes en matière de biosécurité. Deux laboratoires d’épidémiosurveillance et de pathologie animale seront ainsi construits à Saint-Hyacinthe et à Québec. Or, au rythme où vont les choses, il n’y aura plus suffisamment de vétérinaires pour profiter de ces nouveaux labos. Tout cela au moment où on appréhende une pandémie de grippe aviaire.
Plusieurs postes à combler
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a déjà 10 postes de vétérinaires à combler sur 62, dont quatre spécialistes aux labos en santé animale, quatre autres en hygiène des viandes et deux autres en surveillance des maladies animales. Cinq autres postes occasionnels sont à pourvoir pour les besoins de remplacement. Enfin, au cours des deux prochaines années, six vétérinaires seront admissibles à la retraite. On sait aussi que la compétition sera forte pour les diplômés qui arriveront sur le marché du travail, car le fédéral et les labos privés sont également en demande. Millonario De Casa.::
Gane Miles De Dolares Mensual. Pagamos 25% Mensual Por Cada Simple Venta Que Haga. Nuestros Afiliados Estan Ganando Miles De Dolares Mensual En Piloto Automatico.
http://welcomewlc.MDECASA.hop.clickbank.netHOME |
Les salaires versés par le Québec ne sont pas concurrentiels. Les médecins vétérinaires à l’emploi du gouvernement reçoivent 65 000 $ par an, contre plus de 90 000 $ au fédéral, et plus encore dans le privé. Les hausses qui seront versées dans les prochaines semaines ne combleront pas l’écart mais introduiront une saine compétition, estime Gilles Charland.
Les 52 médecins vétérinaires du MAPAQ ont accepté à l’unanimité la proposition du Trésor, mais leur syndicat, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), ne l’entend pas de cette oreille. Son président, Gilles Dussault, est outré que le gouvernement se réserve le droit de mettre fin à ces correctifs salariaux après trois ans, en 2010, si la pénurie s’est résorbée. Il reproche aussi au Trésor de passer sous silence les iniquités salariales subies selon le SPGQ par d’autres professionnels à l’emploi du gouvernement.
« Ils nous sont arrivés avec ça en disant : “c’est urgent, la pénurie, c’est sérieux”. On a dit : “pensez-vous qu’on va accepter ça ? Vous allez augmenter notre monde et après ça, vous allez les baisser à votre guise”. Voyons donc ! De plus, tout ça va être bien connu de tout le monde, y compris des étudiants en médecine vétérinaire. Et trois ans plus tard, ça peut baisser parce qu’il n’y a plus de pénurie. Est-ce que ça va attirer du monde ? »
Paradoxe
Il est paradoxal que Québec investisse 77 millions $ dans de nouveaux équipements et refuse de rendre permanent un ajustement qui lui coûterait un demi-million de dollars, poursuit Gilles Dussault, qui réclame une rencontre avec la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, et le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard.
« Ou bien le Québec comme État va se donner les moyens au moins de comprendre ce qui se dit dans le monde là-dessus et de pouvoir, sur son territoire, commander les actions nécessaires pour la prévention, ou bien il va laisser ça au fédéral », conclut le leader syndical.
http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20070521/CPSOLEIL/70521188/6584/CPSOLEIL&template=printart&print=1
Nortel Unveils Vision, Strategy for Israeli High-Performance Net
Busy Friday Leads to Strong Close for Net Stocks
|