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ÉGYPTE - Mesures de prévention et de contrôle
Published by: jack 2009-01-08

  • L'ÉGYPTE APPELLE À L'AIDE DE L'OMS POUR LUTTER CONTRE LA GRIPPE AVIAIRE
    9 décembre 2006 (Xinhua)

    Le Caire -- Le ministre égyptien de la Santé Hatem el-Gabali a rencontré samedi la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) nouvellement élue, Margaret Chan, et a appelé à l'aide technique et financière de cette institution en faveur de l'Égypte pour combattre la grippe aviaire.

    L'Égypte a besoin d'aide de cette organisation mondiale en cas de transformation de la grippe aviaire en une maladie pandémique, a indiqué le conseiller médiatique du ministère Abdelrahman Shahin cité par l'agence de presse égyptienne MENA.

    Lors de la rencontre, M. Gabali et Mme Chan se sont penchés sur les efforts de renforcer la coopération et le programme quinquennal de développement de la santé pour les régions arabe et africaine, selon la même source.

    M. Gabali a souligné la nécessité d'améliorer la capacité des pays africains en matière de santé, et Mme Chen a remercié l'Égypte et d'autres pays arabes pour avoir soutenu sa nomination à la tête de l'OMS.

    L'Égypte a enregistré le premier cas de grippe aviaire parmi des volailles mortes le 17 février 2006 et depuis le virus s'est propagé dans 20 des 26 gouvernorats du pays. Jusqu'ici, sept personnes sont mortes du virus en Égypte.

    Source (http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-12/10/content_358938.htm)


  • GRIPPE AVIAIRE: L'ÉGYPTE DANS LA NASSE
    Épidémie. Craignant de voir leur élevage détruit, les malades tardent à se déclarer
    Par Claude Guibal (Libération.fr)
    9 février 2007

    Le Caire, de notre correspondante -- Devant une poule qui tousse, une villageoise décroche son téléphone pour appeler un numéro d'urgence. Sur les routes d'Egypte, de nombreux tuk-tuk brinquebalants (1) portent un autocollant, placardé par l'ONG Terre des hommes, destiné à sensibiliser la population à la grippe aviaire. Mais, un an après l'apparition du virus H5N1 dans le pays, l'épidémie ne cesse de s'étendre. Lundi, une douzième personne a succombé à la maladie. Hors de l'Asie, avec les trois quarts de son territoire contaminés, l'Égypte est le pays le plus touché au monde.

    http://www.liberation.fr/actualite/terre/_files/file_234094_208790.jpg
    Des pigeons au Caire, fin janvier. Photo: Reuters.

    Mutation
    L'inquiétude est d'autant plus grande que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le mois dernier que certains des cas recensés au nord du Caire étaient atteints d'une forme en mutation du virus, résistant au traitement au Tamiflu. La dernière victime aurait été exposée à la souche normale du H5N1, mais aurait caché ses symptômes afin que son élevage ne soit pas détruit. Une crainte qui, en retardant la mise en application du protocole de soins, lui a été fatale.

    «Les gens ont peur des services vétérinaires, qui ne sont pas proches des communautés. Leur action est perçue comme autoritaire, et non comme un soutien», constate Jean-Christophe Gérard, chef de la délégation de Terre des hommes en Égypte. L'ONG a formé près de 3 000 personnes chargées, entre autres, de faire du porte-à-porte pour expliquer aux paysans comment lutter contre la grippe aviaire tout en préservant ces élevages domestiques essentiels à leur survie économique. «Il y a une amélioration, les gens prennent conscience du danger. On voit moins de poulets dans les rues; ils sont confinés dans les cours et les maisons, même si certains continuent de garder les cages sous les lits», note Jean-Christophe Gérard.

    Mais l'initiative de l'organisation, menée en collaboration avec l'Unicef et le ministère égyptien de la Santé, ne peut à elle seule résoudre le problème. «L'épidémie est désormais bien trop grave pour être réglée avec des mesures isolées. Si le ministère de la Santé fait des efforts considérables, si certains gouvernorats font de l'excellent travail, tout est remis en jeu par manque d'une chaîne de suivi généralisée à travers le pays. Or le virus voyage!» s'émeut un responsable international.

    Recensement
    Réunis à Rome, la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'OMS et l'Organisation de la santé animale (OIE) viennent de s'alarmer des mesures insuffisantes et inadéquates prises par «certains pays» en proie à l'épidémie. Bernard Vallat, directeur général de l'OIE, a estimé qu'une lutte efficace ne peut se faire sans «un fort engagement politique et financier. Elle requiert aussi une vraie chaîne de commandement et de coordination entre tous les ministères concernés». Pour l'Égypte, cela impliquerait de lancer une campagne de recensement des volailles et de vaccination à grande échelle. Mais, à 20 centimes d'euros par volatile, dans un pays qui en compte des centaines de millions, le coût est considérable. Jacques Chirac a demandé à ses ministres de porter assistance à l'Égypte.
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    File Format: PDF/Adobe Acrobatnus sans protection contre la pluie, qui est aujourd’hui persistante, mais pas trop forte Ils se comparent aisément en utilisant des mesures standard
    http://ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/y5489f/y5489f00.pdf
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    (1) Pousse-pousse motorisés.

    Source (http://www.liberation.fr/actualite/terre/234094.FR.php)


  • Égypte: Une nouvelle législation pour endiguer
    la propagation de la grippe aviaire
    UN Integrated Regional Information Networks, Le Caire
    http://fr.allafrica.com/stories/200703141064.html

    Le gouvernement égyptien va faire voter une nouvelle loi pour imposer des restrictions sur le transport de volailles vivantes dans le pays, où le 24ème cas humain de la grippe aviaire a été signalé.

    À Daqahliya, une ville de la région du delta du Nil, un garçon de quatre ans a été testé positif au virus H5N1 de la grippe aviaire le 11 mars.

    Selon Sayyid al-Abbasi, le porte-parole du ministère de la Santé, l'enfant a été contaminé par des oiseaux domestiques élevés par sa famille.

    Toutefois, a-t-il ajouté, son état de santé est stable.

    La nouvelle loi devrait être votée dans les prochaines semaines, ont indiqué les responsables de la santé.

    Elle prévoit notamment la création de quatre zones tampon, distantes de 10 à 15 kilomètres, et interdit le transport d'oiseaux ou de volailles entre ces zones pour prévenir tout risque de propagation du virus.

    «Le projet de loi a déjà été présenté à l'Assemblée nationale pour approbation. Il impose des restrictions sur le commerce de volailles vivantes et des amendes à tout contrevenant», a expliqué le docteur Nasr al-Sayyed, premier sous-secrétaire du service de la Prévention au ministère de la Santé.

    Selon M. Al-Sayyed, la nouvelle loi vise à changer les habitudes des Egyptiens d'acheter de la volaille vivante et encourage la consommation de poulets congelés.

    «Nous ciblons les habitants des centres urbains parce que nous savons qu'il n'est pas facile de changer les habitudes des gens dans les zones rurales. Il est difficile de convaincre des villageois de ne plus élever de la volaille à la maison et d'acheter plutôt des poulets congelés», a-t-il affirmé.

    Les précédentes campagnes visant à minimiser les effets de la grippe aviaire dans le pays n'ont pas été très concluantes parce que les oiseaux de basse-cour figurent au menu quotidien des villageois démunis et constituent une source de revenus non négligeable. Leur sécurité alimentaire dépend en grande partie de l'élevage de poulets et de canards, car ils ne coûtent pas cher et sont faciles à élever.

    Cependant, ces volailles sont les principales sources de contamination des humains.

    En dehors de l'Asie, c'est dans la vallée du Nil, qui affiche une des plus fortes densités de population d'Egypte, qu'on observe la plus forte concentration de la souche H5N1 de la grippe aviaire. Pour lutter contre le virus, le pays s'est lancé dans une nouvelle campagne dont le coût est estimé à près de 450 millions de dollars.

    «Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour obtenir l'appui des bailleurs de fonds internationaux, nous avons reçu très peu d'argent.

    Les gens pensent à tort que le danger [de la grippe aviaire] vient des pays du sud-est asiatique. Or, les cas humains détectés en Egypte montrent bien qu'il faut accorder plus d'attention à ce pays situé entre le Moyen-Orient et l'Afrique», a souligné M. al-Abbasi, porte-parole du ministère de la Santé.

    Yasser al-Gamel, le coordonnateur au Caire de la division du développement humain à la Banque mondiale, a dit lundi à IRIN que l'Egypte avait adressé une demande à la Banque mondiale pour accéder au mécanisme de financement mis en place par l'institution pour aider les pays à lutter contre la grippe aviaire. Cette demande n'a pas encore été approuvée.

    Cependant, la Banque mondiale a accordé près de cinq millions de dollars à l'Egypte pour ses campagnes de lutte contre la grippe aviaire, une subvention qui s'inscrit dans le cadre du financement d'un programme de santé élaboré pour le pays.


  • GRIPPE AVIAIRE: UNE AIDE DE 13 MILLIONS DE DOLLARS ACCORDÉE À L'ÉGYPTE
    21 février 2007 (Le Matin)

    Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a accordé mardi à l'Égypte une enveloppe de 13 millions de dollars pour l'aider dans la lutte contre la grippe aviaire et l'hépatite C, a rapporté l'agence de presse égyptienne Mena.

    Lors de sa rencontre avec la directrice exécutive de l'Unicef, Ann Veneman, actuellement en visite en Égypte, le ministre égyptien de la Santé, Hatem El-Gabali, a salué l'assistance accordée par le Fonds à l'Egypte ces dernières années.

    L'Égypte a découvert son premier cas de grippe aviaire le 17 février 2006 et depuis le virus s'est répandu dans 20 administrations régionales sur les 26 du pays, où 22 cas humains de grippe aviaire ont été signalés, dont 13 sont morts, huit se sont rétablis et le dernier reste toujours hospitalisé.

    Selon les statistiques, l'Égypte est le cinquième pays le plus touché dans le monde et le plus frappé en dehors de l'Asie par la grippe aviaire.

    Source (http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=1089)


  • .
    GRIPPE AVIAIRE: LES AUTORITÉS SANITAIRES AMÉRICAINES APPORTENT LEUR AIDE À L'ÉGYPTE
    Les chercheurs du NIH et du NIAID mettent une banque de données sur le génome de 2,000 virus de la grippe à la disposition du reste du monde
    27 février 2007
    Par Cheryl Pellerin - Rédactrice de l'USINFO - Washington

    À l'occasion d'une visite au Caire (Égypte), des représentants d'organes gouvernementaux des États-Unis ont offert d'aider le gouvernement égyptien à enrayer la propagation de la grippe aviaire parmi les volatiles de ce pays et, à Genève (Suisse), ils se sont entretenus avec des chefs de file de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des moyens de coopérer, à l'échelle internationale, pour prévenir la grippe aviaire et combattre une éventuelle pandémie.
    Tunisie : Comprendre les raisons d’un développement ::
    File Format: PDF/Adobe AcrobatIl existe par contre certaines mesures indi-. rectes incluant l'étendue de l' utilisation É g y p t e : F l u x d e l a B a n q u e m o n d i a l e ,
    http://lnweb90.worldbank.org/oed/oeddoclib.nsf/DocUNIDViewForJavaSearch/153C6494D089C1F285256FC50056B67E/$file/tunisia_cae_french.pdf
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    Au Caire, l'ambassadeur John Lange, représentant spécial du département d'État pour les questions liées à la grippe aviaire et à la pandémie grippale, se trouvait à la tête d'une équipe de représentants de six organes ministériels liés à la santé, à l'agriculture et à l'aide étrangère qui se sont entretenus avec les ministres égyptiens de la santé et de l'agriculture.

    «Nous avons été très impressionnés par les initiatives mises en œuvre par le gouvernement égyptien», a déclaré M. Lange lors d'un exposé à la presse organisé le 23 février au siège de la mission des États-Unis auprès de l'ONU à Genève.

    Il a rendu hommage au ministre égyptien de la santé, le docteur Hatem el-Gabali, pour « la transparence manifestée par le gouvernement d'Égypte » lorsqu'il s'est agi de partager avec le reste du monde des échantillons des virus de la grippe aviaire détectés dans son pays. L'Égypte a déclaré 22 cas d'infection chez l'homme par le virus de la grippe aviaire, dont 13 ont entraîné la mort.

    L'ambassadeur a aussi félicité le ministre égyptien de l'agriculture, M. Amin Abaza, pour avoir mis au point un programme efficace de vaccination des volailles dans les élevages commerciaux.

    «Pour nous, il ne s'agit pas simplement qu'une question relevant des ministères de la santé ou de l'agriculture; c'est une question qui implique tous les éléments des gouvernements. En vertu d'un plan national, tous les ministères et agences gouvernementales des États-Unis doivent prendre des mesures et se préparer en vue d'une éventuelle pandémie», a-t-il expliqué, ajoutant que l'OMS et la FAO apportaient aussi une aide à l'Égypte.

    Une réponse à l'échelle mondiale
    M. Lange a précisé qu'avec le docteur David Bell, coordonnateur de l'unité «grippe» du bureau du ministère américain de la santé et des services sociaux chargé des questions liées à la santé mondiale, il s'était entretenu, à Genève, avec la directrice générale de l'OMS, le docteur Margaret Chan, et avec le docteur David Heymann, directeur général adjoint de l'OMS par intérim chargé des maladies contagieuses.

    Leurs entretiens, a-t-il expliqué, ont porté sur la nécessité d'une réponse à l'échelle mondiale à cette menace qui n'épargne aucun pays. «À cet égard, nous avons parlé de l'importance capitale qu'il y a à partager les échantillons de virus de la grippe aviaire détectés dans chaque pays afin de procéder à une évaluation des risques.»

    Il est nécessaire, selon lui, que l'OMS examine les échantillons de ce virus afin de suivre son cheminement à travers le monde et d'évaluer les risques d'une mutation qui rendrait la transmission humaine plus facile.

    «Nous avons aussi parlé de la nécessité de répartir plus équitablement, au niveau régional, les laboratoires de production de vaccins de la grippe», a souligné M. Lange.

    Au début du mois de février, les responsables sanitaires d'Indonésie avaient fait savoir qu'ils ne partageraient plus avec l'OMS leurs échantillons de virus à moins d'être assurés, en vertu d'un accord, d'avoir accès aux vaccins contre la grippe aviaire à un coût raisonnable. Le 16 février, Siti Fadillah Supari, ministre de la santé d'Indonésie, et M. Heymann, de l'OMS, ont publié un communiqué indiquant que l'Indonésie partagerait de nouveau ses échantillons de virus de la grippe aviaire avec le réseau de centres collaborateurs de l'OMS sur la grippe. À ce jour, l'Indonésie n'a pas encore commencé à partager ses échantillons avec l'OMS qui a prévu une réunion avec les représentants de pays asiatiques en mars dont le sujet sera l'accès aux vaccins pour tous les pays.

    «Il s'agit simplement de se mettre d'accord avec les divers gouvernements et avec les responsables de l'OMS sur les procédures à cet égard», a précisé M. Lange.

    Les génotypes
    Le 21 février, aux États-Unis, des scientifiques de l'Institut national de la santé (NIH) et notamment de son Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAID) annonçaient que le génome de plus de 2.000 virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine tirés d'échantillons provenant des quatre coins du monde figurait désormais dans une base de données publique que peuvent consulter tous les chercheurs aux fins de la mise au point de nouveaux vaccins et de nouveaux traitements.

    L'initiative, que coordonne le Projet de séquencage du génome du virus influenza, financé par le NIH, a commencé en 2004.

    «Ces informations aideront les scientifiques à comprendre comment les virus de la grippe évoluent et comment ils se répandent, et elles faciliteront le diagnostic ainsi que la mise au point de nouveaux vaccins contre la grippe et de nouveaux traitements», fait valoir le docteur Elias Zerhouni dans un communiqué publié le 21 février.

    C'est le «Microbial Sequencing Center», financé par le NIAID, qui est responsable de ce projet. Il va procéder au séquençage de souches supplémentaires du virus de la grippe et à l'examen d'échantillons et en incorporera les résultats à une banque de données baptisée «GenBank», maintenue à la Bibliothèque nationale de la médecine du NIH par le Centre national d'information biotechnologique, à laquelle la communauté scientifique et le public pourront librement accéder par le biais de l'Internet. Parmi les collaborateurs au projet on compte le Centre national d'épidémiologie (CDC), l'Organisation mondiale de la santé animale, en coopération avec le laboratoire de référence de la FAO pour la maladie de Newcastle et la grippe aviaire à Padoue (Italie), et les laboratoires sanitaires Canterbury à Christchurch (Nouvelle-Zélande).

    (Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet: http://usinfo.state.gov/francais/)

    http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=February&x=20070227150205lcnirellep0.2393305


  • ALERTE MAXIMALE EN ÉGYPTE APRÈS LA MUTATION DU VIRUS
    22 janvier 2007 (Pleinchamp.com, d'après Agence France-Presse)

    Deux cas humains recensés en Egypte sont atteints d'une forme en mutation du virus H5N1 qui réduit l'effet du Tamiflu, médicament principal contre la maladie.

    Le ministère de la Santé égyptien reste en état d'alerte maximale et revoit sa stratégie de lutte contre la grippe aviaire à la suite de la mutation du virus H5N1. Le recours au Tamiflu se poursuit, mais des médicaments additionnels, qui appartiennent au groupe des Amantadine (antiviral) complétent le traitement. «Le virus est devenu plus féroce. Les citoyens doivent prendre le problème plus au sérieux», avertit le ministre de la santé, qui rappelle qu'il reste transmissible uniquement des animaux vers les humains.

    Une ligne verte, le numéro 105, a été installée pour que les citoyens rapportent tout cas suspect afin d'accélérer le dépistage et le traitement de la maladie. L'Égypte, qui a enregistré son onzième décès, sur 19 cas de personnes infectées par le virus de la grippe aviaire, est le pays le plus touché dans le monde hors Asie. Le problème reste l'élevage de volailles domestique: 4,5 millions de familles élevent de la volaille dans leurs foyers.

    Source (http://www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=26333&menu_id=2&page=1&local=false&pub_id=2)


  • EGYPTE - GRIPPE AVIAIRE

    L'éducation contre le H5N1

    Jeudi 07 février 2008

    La grippe aviaire est source d'inquiétude dans le monde entier. En Egypte, où le virus faisait sa dix-neuvième victime, les autorités ont lancé une campagne de prévention pour lutter contre ce fléau. Jeudi 07 février 2008
    FRANCE 24


    Comme dans de nombreux pays pauvres, l’élevage de volaille à domicile a plusieurs utilités. Les poules, poulets et autres oiseaux d’élevage représentent pour des millions de familles à travers le monde, un moyen de subvenir à leurs besoins alimentaires et de recycler certains de leurs restes.

    Vivants en liberté, il n’est pas rare de retrouver ces volatiles dans les rues et à l’intérieur des maisons, mais la découverte de la transmission du virus H5N1 de l’animal à l’homme a rendu cette symbiose mortelle.

    En décembre dernier, la grippe aviaire faisait sa 19e victime en Egypte. Fardousse Kandil, une jeune femme de 35 ans a perdu la vie en quelques heures après avoir contracté le virus H5N1 au contact de volailles élevées dans son foyer.

    Pour y remédier, le gouvernement égyptien en partenariat avec l'Unicef et le gouvernement japonais, a entrepris d'expliquer aux habitants des campagnes quelles précautions prendre pour éviter de contracter la maladie. Pour cela, 13000 éducatrices parcourent chaque jour la campagne égyptienne allant de maison en maison.

    Le gouvernement ne pouvant interdire les élevages domestiques en raison de leur importance économique - 1 poulet sur 4 est produit dans les foyers - veut faire prendre conscience aux égyptiens que ce qui leur assure une subsistance peut aussi les tuer.

    Mais les traditions et les mœurs ont la peau dure et malgré tous les efforts entrepris par le gouvernement, il sera difficile de faire changer les habitudes en Egypte. Pour Abdel Hakam, sa femme est morte d'une simple pneumonie. Il va continuer à élever des poulets en dépit des risques.

    http://www.france24.com/fr/20080207-grippe-aviaire-egypte-education-humanitaire&navi=SCIENCES

    Crédits: Gene sur Influenzah5n1


  • L'Égypte lutte contre le H5N1 en utilisant le réseau du planning familial
    http://www.lefigaro.fr/sciences/20070514.FIG000000138_l_egypte_lutte_contre_le_hn_ en_utilisant_le_reseau_du_planning_familial.html


    PRÉVENTION L'État le plus touché au monde par le virus, en dehors du continent asiatique, lance une vaste campagne de prévention dans les provinces du pays pour éviter la transmission du virus à l'homme.


    DANS la courette, deux enfants tentent d'arracher des grains de maïs à la convoitise d'une dizaine de poussins, sous l'oeil dédaigneux d'un couple d'oies qui se pavane au milieu de la rue. Spectacle ordinaire de la campagne égyptienne : Sehil, à vingt kilomètres au nord du Caire, dix-huit mille habitants, sans doute dix fois plus de volailles. Depuis que l'épidémie de grippe aviaire a gagné l'Égypte, c'est le genre de scène que les autorités voudraient voir disparaître : « Nous faisons un gros travail d'information, mais il faut du temps pour changer les habitudes », confie, embarrassée, une représentante du ministère de la Santé.


    Avec ses rues en terre défoncées, ses canalisations éventrées, ses im*meubles en briques coiffés de pigeonniers ou de poulaillers en bois, Sehil est l'une de ces bourgades qui ont poussé trop vite, sous l'effet de l'urbanisation galopante. Plus tout à fait un village, mais pas encore une ville, où les élevages domestiques sont désormais interdits.


    Lorsque les premiers cas de grippe aviaire ont été rendus publics, en février 2006, un vent de panique a soufflé sur le pays. Des dizaines de millions d'animaux ont été abattus, leurs corps jetés sur le bord des routes ou dans les canaux d'irrigation. « C'était une grosse erreur », reconnaît-on aujourd'hui au ministère de la Santé. Ces mesures radicales n'ont de fait pas arrêté l'épidémie. Face aux mé*thodes autoritaires des services vétérinaires, les paysans ont souvent tu les cas suspects pour éviter de perdre leur seule richesse et de se mettre à dos leurs voisins. En cas de contamination, toutes les bêtes situées dans un rayon de quatre kilomètres ont été en effet abattues. De leur côté, certains industriels ont infecté sciemment leurs poulaillers pour toucher les primes d'abattage plutôt que de conserver des volailles invendables du fait de la méfiance de la population. Résultat : le virus H5N1 de la grippe aviaire s'est rapidement étendu à tout le territoire. Un an plus tard, l'Égypte déplore 34 contaminations humaines, dont 14 décès, en grande majorité des femmes et des enfants, qui s'occupent traditionnellement des volailles.

    « L'abattage massif a aggravé la crise de confiance entre la population et les services de santé. Nombreux sont ceux qui pensent que les volailles jetées dans les canaux ont contribué à rendre la maladie endémique », soutient Jean-Christophe Gérard, délégué de Terre des hommes. L'été dernier, l'ONG suisse a été mandatée par l'Unicef et le ministère de la Santé pour élaborer un programme de prévention de la grippe aviaire, appliqué depuis deux mois. La tâche est immense : l'Égypte compte des centaines de millions de volailles, élevées par plus de quatre millions de familles, pour lesquelles elles représentent un apport protéique et financier indispensable.

    Treize mille femmes au contact des habitants


    Pour recréer un lien entre la population et les services de santé, les autorités se sont appuyées sur le réseau de proximité mis en place dans le cadre du Planning familial. Quelque 13 000 femmes ont été formées pour aller au contact des habitants, les in*former des risques et leur ap*prendre les règles élémentaires d'hygiène. « Cela prend du temps, mais les gens nous appellent de plus en plus quand il y a un problème, car ils nous font confiance », assure le Dr Amal Zaki, la directrice nationale des « raidaats », les agents du Planning familial, choisies au sein des villages dans lesquels elles travaillent. À Sehil, elles ne sont que deux. Mais, déjà, des affichettes placardées sur les portes des maisons ou les vitrines des ma*gasins rappellent aux habitants de se laver les mains, de porter un masque, ou de ne pas laisser les poulets en liberté.

    « Avant, il y avait des volailles partout ici », raconte Hanna Moustafa en empruntant un sentier qui serpente entre champs et petits immeubles. Ce jour-là, cette «raidaat» se rend pour la deuxième fois chez Safaa, une mère de quatre enfants. Depuis la première visite, la villageoise applique rigoureusement les mesures de sécurité : elle a confiné ses poulets et ses canards dans une pièce fermée, elle enfile une tenue spéciale quand elle les nourrit, et désinfecte méticuleusement ses mains et vêtements à chaque fois. « Mais j'ai toujours peur », confie-t-elle. « Si un animal meurt, enfermez-le dans un sac avec du chlore, enterrez-le profondément, puis prévenez-nous pour qu'on fasse des analyses, répond Hanna Moustafa. Si vous cachez la maladie, vous risquez de mourir aussi. »

    Sur le petit marché voisin, des femmes vendent, pour moins d'un euro le kilo, des pattes, des ailes et des pilons de poulet cru, sans protection particulière. « Ce sont des volailles vaccinées », assure l'une d'elle. À la campagne, les habitudes ont la vie dure, et même la peur ne suffit pas toujours à changer les comportements. « Paradoxalement, souligne Jean-Christophe Gérard, il vaudrait sans doute mieux qu'il y ait des cas de contamination parmi les volailles pendant encore quelques mois, sinon la menace sera vite oubliée. En Égypte, on réagit toujours dans l'urgence, rarement dans la planification à long terme. »

    Le Caire TANGI SALAÜN





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